Quinte, la sainte
Complainte au fond de la vallée,
Comme égarée, presque ignorée,
Voici qu’en la nuit étoilée,
Quinte un nouveau-né nous a donné…
Ferdinand il se nomme.
Il est joufflu, tendre et rosé.
A l’église, beau petit homme.
Demain il sera baptisé.
Sa mère en a contrainte monsieur le curé !!!
Mais qui donc est Quinte ?
Une sainte ?
Elle le dit, le jure, sans feinte !!!
Pour elle c’est sûr, elle est une sainte
enceinte !!!
Pourtant, Quinte est une drôlesse de conjointe !!!
Il est vrai qu’elle aime son Dieu sans contrainte !!!
Mais elle adore tout autant son amant !!!
Le beau Fernand, le marchand ambulant !!!
Fernand lui chante sa complainte,
Tandis qu’elle chuinte, entre deux étreintes !!!
Au curé elle a dit :
Que c’était la faute du saint esprit.
Que dans son corps était descendu l’esprit
saint,
Et que tout en lui caressant les seins…
Le pas saint d’esprit l’avait contrainte,
Sous la courtepointe,
A faire sa prière les mains
jointes !!!
Mais le curé qui ne croit plus la pauvresse,
Lui dit : Quinte tu me
désappointes !!!
Voudrais- tu qu’auprès de notre seigneur je porte
plainte ?
Ou bien préfères-tu venir avec moi boire une
pinte ?
Une cloche tinte, tinte,
Elle dit au village qui s’étonne :
C’est pour accueillir le fils de
Quinte.
Que je sonne, sonne !!!
Vous annonçant la venue de cet enfant.
La cloche chante dans le vent.
Elle nous dit et nous redit :
Chrétiens fidèles, croyez au Saint
Esprit !!!
Dieu, le père, lui-même l’a dit,
Quinte est une sainte !!!
Une sainte de renom !!!
Ainsi est faite notre religion …
Ce n’est pas une débâcle !!!
C’est un miracle !!!
La cloche sonne, sonne.
Et dans ma tête ça résonne
Une cloche tinte, tinte.
Quinte est une sainte …
Amtealty Bougnen
* La chanson : « les trois cloches » résonnait dans ma tête
Elle m’a inspirée